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9 avril 2007

LE ROCK DANS TOUS SES ETATS 2006 : le bonheur est dans le pré une fois l'an à Evreux (Part I)

Ouahhhhhhhh !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! BOUYYYYAAHHHHHHH
Yeahye i'm back from the dead.
Je trouvais trop dommage qu'un texte si peu intéressant mais sur lequel j'ai passé tant de temps reste dans mes entrailles d'ordinateur.
Et puis ça rappelle des bons souvenirs, même si il manque les 3/4 (GAAAAH) et qu'il manque surtout Carl's Day (le 25 Juin est devenu fête nationale depuis quand même !).
Mais voilà... comme ça vous saurez de ce que j'vous aurais pas dit (?).
(ah oui et désolée ça coupe abruptement aussi)

Parce qu'il faut bien commencer un jour et parce que je me dois de faire une note sur ce festival (c't'un devoir de mémoire merde !)
Il faut donc que je m'attelle à écrire quelquechose sur ce foutu festival.
Non que ça me dérange de m'en souvenir, justement j'aimerais m'en souvenir pour le restant de mes jours -d'où la nécessité d'écrire dessus- mais ça me permet difficile de mettre des mots sur tout ce qui s'est passé, et je sais d'avance que certains ne conviendront pas. Et fausseront en quelques sortes les propos... et les souvenirs.

Essayons de commencer par le commencement...

Nous partîmes 3 : moi, David, Xavier. Et c'est moi qui fait l'homme.
La chance qui a tendance à me caractériser ces temps-ci a été quelque peu absente du début du festival. Bon, il a fait un super temps quasiment tout du long quand même, alors qu'il a fait très moche tout le début de la semaine, mais ça n'excuse pas certains "évènements" des balbutiements du festival dirons-nous.
Départ de chez l'ami David à peu près sans encombres, à part des petites difficultés à faire rentrer tous les sacs dans l'AX de Xavier...Ensuite, 15 minutes on the road and... "j'ai oublié mon portaaable !!!"... Fait chier David. Mais ça va on est encore dans les temps.
Alors demi-tour et... on the road again, direction Evreux. La cassette-Archos fait entendre les Scissor Sisters à fond, avant de faire sonner les Dirty Pretty Things à s'en faire péter un pare-brise. Magnifique pour une tenue de route impeccable. Surtout dans les virages (on n'a pas du tout eu peur). L'autoroute sera rapidement tracée. En évitant les radars. Toujours.
Arrivée dans la ville que je chéris plus que tout au monde ce 24 Juin : Evreux... Ville Lumière ! Bref Evreux a surtout un Cora (chut chut pas de marque), lieu de rencontre de tous les festivaliers pour se préparer au campingage. Et donc achetage de provisions de type manger : sandwichs, chips (fromage, barbecue, tomate), chips de pomme (eurk), chorizo, saucisson sec... aga toussa quoi. Et du boire, du l'eau quoi. (oui de l'eau, nan on est pas comme ça nous)

Rien d'important à signaler, à part l'étrangeté des habitants d'Evreux : en effet au moment de retourner à la voiture, enfin non pardon, à l'AX (hihi), une damoiselle met un mot sur le pare-brise de la voiture d'à côté et retourne dans la sienne. Nous jetons un oeil et voyons que c'est un mot manuscrit... pendant qu'elle manoeuvre pour partir elle nous regarde en nous souriant bêtement. Humpf. Dès qu'elle est un peu loin, bien sûr nous nous jetons sur le mot (on est pas fouille-merde) ; "vous vous êtes garé à l'ombre, vous ne devez pas avoir la clim alors!...en tous cas vous avez une très belle voiture ! Félicitations" ... euh... bizarre quoi.

Enfin, nous arrivons sur les lieux... le parking le plus proche est celui que nous offre l'HP, le plus grand du département parait-il, ué super. Quand nous arrivons il est quasi vide, nous offrant une montagne de possibilités pour se garer.

Xavier conduit dangereusement.
Son permis n'avait pas une semaine.

Alors il a opté -assez précipitemment je dois dire- pour la place où on pouvait arracher une tige en acier et la coincer dans le pot d'échappement, vous voyez, celle en équilibre sur la bordure du fossé.
Oui. On a failli mourir emplafonnés dans un mur en pierre. Car il y avait un énorme mur en bas du fossé, ui.
Si on avait été Rock&Roll, on serait descendus tous les 3 de la voiture d'un pas désinvolte et on serait partis comme si de rien était, laissant sur le cul les quelques personnes assistant au désastre. C'eût été risible.
Bon j'vous rassure c'était quand même risible hein. D'ailleurs nos voisins de parking se sont pas gênés. Ils ont même pris des photos.
Comme on avait pas envie de se retrouver avec une voiture à la fourrière ou carrément dans le mur, bah on a réfléchi. Arf. Et c'est en réfléchissant ardemment que David s'est exclamé : "j'ai oublié mon billeeeet !". Comme quoi parfois vaut mieux pas réfléchir. Sur le moment honnêtement j'ai fait abstraction de cette exclamation (oué une connerie planétaire à la fois siouplait)...
Dieu merci nos voisins de parking n'étaient pas bons qu'à ricaner (oh non) et c'est un peu uniquement grâce à eux que ça s'est arrangé. On a réussi à trouver un câble et ils nous ont remorqués. Hey les gens du van!, si vous me lisez, trop merci les gens !

Et après il a fallu s'attaquer au problème d'oubli de place (gnnn). Xavier s'est dévoué pour lui payer un pass pour un jour, et pour le deuxième jour on a trouvé un arrangement inexplicable qui dépasse les limites de l'entendement (mais puisque vous insistez => Merguez qui nous rejoignait pour le deuxième jour devait retrouver la mère de David le lendemain à 10h pile près de la boulangerie de Duclair pour lui donner le billet de David que Merguez lui donnerait le lendemain quand elle arriverait en plein milieu d'aprem au festival. Oublier son billet cémal. Et à vos souhaits). Mais tant que ça lui permettait de faire entrer ses fesses au festival hein.
Mais c'était sans compter la perte... du portefeuille de Xavier !...

Aaahh... quel moment délicieux que d'être assise dans une voiture brûlante en essayant d'engloutir avec dégoût un sandwich à la provençale chaud pendant que deux empotés retournent tous les sacs derrière soi. Ouais parce que dans un moment pareil on a pas envie d'aider. Surtout quand on commence à entendre les balances du premier groupe par-delà la forêt : "Un! ... deux! ... un-deux!"
Le portefeuille fut enfin retrouvé, et nous purent enfin nous attaquer au camping, pour nous poser. Les choses ont commencé à bien s'arranger... La preuve, on a pas fait un pas de queue pour le camping, et on a eu du mal à choisir notre emplacement, tellement y avait pas encore de monde. On a retrouvé les mêmes rugbymen que l'année dernière avec leurs graillons et leurs maillot alliant rock&rugby de manière plutôt triviale je crois...
J'ai trouvé la fouille à l'entrée du camping particulièrement approfondie. Il a quand même totalement vidé mon sac!... Heureusement que j'avais rien de pas montrable. Enfin si j'en avais mais il l'a même pas trouvé cette poche-là... tsss. Le vigile a failli me piquer mon déo, mais il s'est rendu compte qu'il était pas en verre... Mais sachez qu'ils utilisent les objets confisqués ! Ainsi on a pu entendre : "Wahou mais il puait son déo au mec là ! Hey!! bah tu dragueras pas ce soir dédéy !" (ouais il s'appelle dédé ouais).
Dans le camping, notre choix se porta sur un emplacement loin du chemin (le passage, la nuit, c'est bouffant, on le sait maintenant ; cf (si vous en avez le courage) mon récit de l'année dernière pour les détails ) et près du grillage (pour être à côté de moins de monde possible). Le grillage blindé où c'est écrit naïvement "issue de secours".

J'ai dû monter my brand new tente toute seule, parce que les même deux empôtés se battaient avec celle de David. Ou mangeaient, ça dépend. Je sais que c'est moi le bonhomme mais bon, faut arrêter d'être brêles hein.

[En sortant du camping, une armée de cabinets ! ...]

Après l'accrochage de bracelets, l'aprem s'est enchaînée avec un voyage au lycée de Xavier (nan moi non plus j'vois pas le rapport mais que voulez-vous), et au distributeur de billet (histoire de rattraper les conneries du sieur David hum), et ils sont partis acheter son pass-un jour, pendant que j'accueillais Claire qui était viendue par d'autres voies de communication.

Voilà. Ca, c'était le début du festival.

C'est à ce moment-là que la chance m'a tapée tout doucement sur l'épaule, m'a souri, ... puis m'a jetée précipitamment dans son sac à dos et m'a emmenée avec elle. Glad.

... à suivre

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9 avril 2007

LE ROCK DANS TOUS SES ETATS 2006 : le bonheur est dans le pré une fois l'an à Evreux (Part II)

Bon, je plaide coupable pour tous les concerts qu'on a râtés ; mais y en a marre, tentez le coup, essayez de faire tous les concerts pendant un festival, et vous verrez que c'est pas évident, entre les repas, les voyages au camping, les files d'attente, les fouilles grrr, et le mal de jambes à trop rester debout... ou assis...
Donc dans le genre on a râté Asyl (qui me disait pas trop de toutes manières), Donavon Frankenreiter, Bettye Lavette (que j'ai juste aperçue) et Ministère des Affaires Populaires ; c'était juste le temps d'attendre 16h, heure à laquelle on pouvait acheter des pass sur place, + le temps d'installer Claire dans une des tentes.

Premier concert : Marcel&son Orchestre, devant lequel on a retrouvé 8's, qui trouvait qu'on sentait des genoux et qui avait décidé de dormir chez sa soeur. Inculte comme je suis, je connaissais aucune chanson des Marcel (et toujours pas d'ailleurs), mais je connaissais par réputation de quoi il en retournait, 'bêtes de scène' toussa.

Et même sans connaitre les paroles (élément très très fondamental chez eux), j'ai passé un bon moment ; c'était entrainant, et le public était très excité, du coup on est vite amusé et c'est bon. Leurs costumes aident bien sûr! Et ils sont beaucoup sur scène, ça contribue à faire monter la sauce.
Par exemple, le bassiste (oui je sais, cette photo fait dire non à la drogue) :


[from http://www.ouifm.fr/]

... qui n'a eu de cesse de faire de l'oeil à un des vigiles du pied de la scène, pendant toute une chanson... Chanson dont le sujet était les vigiles d'ailleurs je crois.

Ensuite, il est venu le temps de dîner.
Pendant que Two Gallants passait sur la scène B, on s'est posés sur la pelouse. Une pelouse plus proche de la moquette échevelée. Genre plus terre qu'herbe. Avec plein d'herbe plus ou moins fraîchement coupée qui traîne dessus, et qui colle surtout. C'est surtout dérangeant dans le camping ! Surtout quand on est dégoulinant de sueur et qu'on veut s'asseoir : ça commence par une branche dans le rectum et quand on se relève brutalement on se rend compte que notre étendue peau-ale est recouverte d'herbage ; en se tortillant on croit même apercevoir un étalon camarguais galoper sur le haut de notre omoplate gauche. Ouais en plein coup de soleil saisonnier.
Donc sur la pelouse, Claire fait du bien à David...

... pendant que j'essaie d'obtenir de la boisson. J'ai encore mes jetons de l'année dernière : on avait fait les assoiffés et on en avait achetés beaucoup trop. Je m'étais retrouvée avec les restes de jetons qu'on pouvait se foutre au fond à gauche. Mais pas tant que ça parce que je les avais repris "parce qu'on sait jamais".
Et j'ai eu raison, cette année les même jetons étaient utilisés et donc avec mes 3 jetons d'un an d'âge, j'ai pas eu à faire la queue pour la chose la plus ridicule qu'il soit : acheter des jetons bleus et rouges. Donc, toute fière de ma supercherie, avec un de mes jetons, je vais sous le graaand chapiteau pour les boissons où il y a malheureusement une de ces foules de taré accoudée en mugissant. Eeeeuh j'essaie de me faufiler parmi les rustres beuglements et je repars quelques minutes plus tard avec mon grand gobelet de bièrasse, quand je me retourne et me rends compte qu'il y a une télé derrière le bar... Ah... c'est soir de match! Ouais et soir de match de l'équipe de France, match décisif toussa. France-Togo. Mais on le savait pas encore qu'on allait gagner !
Je regagne ma place cul-de-pelouse et je les entends encore un peu hurlailler au petit loin.

Dans les quelques minutes qui ont suivi, j'ai engouffré un paquier entier de Monster Munch avec ma grande bière.
Et non j'ai rien capté de Two Gallants, j'étais trop occupée à absorber du manger. Et du boire. Pis à discuter aussi. Je sais cémal.

Puis sur la scène A, l'heure de dEUS est arrivée ; par là entendez qu'était venue pour moi l'heure de migrer vers la scène B. Non non comprenez-moi bien, ce n'est pas que je n'aime pas dEUS, c'est juste que je voulais particulièrement bien voir les Razorlight qui passaient juste après, à 22h50.
Mais j'aime pas dEUS de toutes façons. Uh.
Non j'arrive pas à accrocher, je reconnais qu'il y a du potentiel, on sent qu'il y a de la texture, et en étudiant bien j'pourrais trouver des choses qui me plaisent, mais pas moyen de retenir une chanson, j'ai pas envie de m'y interresser.
Razorlight je connaissais que de loin. Je connaissait bien Somewhere Else, Golden Touch et In The Morning, pour le reste c'était flou. J'aime bien le genre, mais surtout pas assez pour acheter leur cd. Je connaissais aussi le foin que fait Johnny Borrell et leur putain de notoriété en Angleterre. Je suis surtout consciente de la chance de les voir si facilement alors qu'ils attirent les foules de l'autre côté de la Manche. Et puis qui, à part tous ceux qui le haïssent pour sa grande gueule, n'est pas charmé par Borrell ? Donc je me rue sur la barrière de la scène B, seulement quelques personnes ont eu la même idée. Bon faut dire, Razorlight en France, c'est pas Johnny non plus. Enfin si, mais, ... Vous voyez, quoi !!
Je me pose, je peux même m'asseoir contre la barrière pour garder ma place tout en écoutant le concert de dEUS à côté (nan rien à faire j'accroche toujours pas). David et Claire vont quelque part je sais plus trop où, 8's est allée voir dEUS et Xavier est... parti aux cabinets. En gros je me retrouve seule pendant quelques minutes. Et c'est à ce moment que ça a foiré.

... à suivre

9 avril 2007

LE ROCK DANS TOUS SES ETATS 2006 : le bonheur est dans le pré une fois l'an à Evreux (Part III)

Je me suis sentie mal. Juste mal. Avec un mot qui se répète dans ma tête en boucle "putain, putain, putain, putain". Non, non, non. Même pas une nausée je crois pas. Mais quelquechose qui te donne envie de partir. Et surtout quelquechose qui veut te fait remonter les tripes jusqu'aux gencives. Je crois à la crise d'hypoglycémie, mais rien que d'y penser ça empire déjà parcequ'automatiquement je visualise ce qu'il faudrait avaler pour avoir ma dose de sucre. Je supporte plus de sentir aucune odeur. Et je m'imagine comme ceux emmenés par la Croix Rouge dans une panique générale. Alors que je m'étais jurée que quelquechose d'aussi con m'arriverait jamais. L'idée de râter un concert juste parce que "je me sens mal" déclenche une nouvelle vague de "putain". Et le pire c'est que je sais très bien que c'est pas seulement dans ma tête cette sensation : si je m'inquiète tellement c'est que ça m'est déjà arrivé, et j'avais réellement fini dans les chiottes. Alors je m'enfouis la tête entre les genoux et j'attends que l'orage passe.
Je reçois un texto de 8's en direct de devant la scène A : "Mhhh le guitariste à gauche". J'vois rien de toutes façons mais ça me fait sourire.
Xavier finit par revenir et me confie qu'il y a un véhicule rouge ressemblant fortement à un tour bus garé juste derrière la scène, avec juste une chaîne pour la sécurité. Le deuxième cafouillage dans ma tête s'est produit à ce moment je crois.

Le syndrome groupie. Pas moyen de me rappeler quand il a germé. Je sais juste que j'avais lu et relu avec passion et ferveur ce fameux article du Rock&Folk n°451 (Mars 2005, quand même). C'était La Saga des Groupies par Despentes et Busty (tiens?!) et ça m'avait donné une furieuse envie de m'interresser au phénomène. C'est à cause de cet article que je n'arrive toujours pas à retrouver ce qu'on reproche aux groupies, et que je m'engueule interminablement avec mes amis à propos de ces femelles controversées. Mais j'avais jamais pensé à faire le lien avec moi (moi ? quelle idée ! aucun rapport.).

Je me rappelle aussi que j'avais nourri un rêve, dans ce train en revenant du Havre, pendant toute une heure de voyage engorgée de soleil. Une idée qui me parut juste lumineuse : essayer de convaincre par mail un quelquonque responsable du festival du Rock dans tous ses Etats que je ferais parfaitement l'affaire s'il manque un photographe officiel. La seule chose que j'aurait demandé aurait été un pass pour aller où je veux sur le site. L'idée d'approcher qui je veux n'était pas la première chose à laquelle j'avait pensé. Mais surtout prendre en photo d'où je veux qui je veux. De là j'ai été motivée pendant quelques semaines, mais je trouvais l'idée de plus en plus à la fois condescendante et flippante.
J'ai rien fait du tout. Je crois que je regrette mais j'ai encore aucune idée de la manière dont j'aurais pu faire pour les convaincre.
Un beau rêve s'était éteint là mais, il a ressurgi sans prévenir à ce moment : dès qu'il a prononcé les mots "tour bus", j'ai tout de suite fait un lien avec moi ; d'un coup, comme si c'était naturel, j'ai pensé très sérieusement à la probabilité de voir le groupe et de lui parler. Si ce n'est pas précisément à ce moment que ça s'est passé, c'est exactement comme ça que je m'en souviens.

Je me sentais pas mieux. David et Claire sont revenus, m'ont aidée à me relever. Ma tête tournait tant qu'elle pouvait. Je me suis appuyée contre la barrière, la tête face à la scène, enfouie dans mes bras cette fois. Et David me fait un massage magique pour que j'aille mieux. Je crois que je me suis endormie quelques minutes.
Le concert de dEUS se termine, je me sens encore plus mal. Et j'ai peur d'avoir identifié le mal qui me ronge. Ca ressemble au trac. Je suis au plus mal jusqu'à ce que les premières notes retentissent sur la scène B.

A partir de là plus rien. Là, je ne me suis jamais sentie aussi bien. David s'est mis derrière moi et s'appuie sur la barrière de telle manière qu'il me protège des mouvements de foule. Note confort au maximum.

Le concert se déroule comme ça ; la musique est plutôt bonne, c'est entraînant et dansant, les mélodies se retiennent et Johnny communique bien avec le public. Seule erreur : j'avais ommis de parler de Razorlight à David. Mais il a vite compris l'idée ; dès les premières minutes c'était : "je l'aiiiime! il est trop booon!!". Oui l'ensemble de scène blanc pyjama moulant de Johnny Borrell fait des ravages... But Blame It On The Tetons...


[from http://www.froggydelight.com/]

Après les dernières notes, limite même avant que le groupe soit sorti de scène, je me suis retrouvée entraînée par Xavier en 30 secondes en dehors du public et devant la chaîne de sécurité, derrière la scène.

Mais d'abord je crois que des explications sont à donner quand à l'agencement du site du festival. Il y a les deux scènes avec une grande étendue d'herbe devant elles. Et la particularité, c'est ce passage entre les deux scènes principales qui mène à la Papamobile, petite scène largement à part accueillant les groupes régionaux. Et de part ce passage, l'espace réservé au staff et aux groupes se trouve séparé à cet endroit ; du coup ils sont bien obligés d'y passer. Et au centre de la clotûre en fer, seule une chaîne décrochable et un vigile délimitent l'espace VIP.
Nous, nous étions devant l'espace vide derrière la scène B avec quelques autres gens du public, une grande étendue de pelouse avec effectivement un tour bus rouge au fond. On voit le groupe près du bus et un de nous se met à piailler "Johnny!!!!!!" On était pas plus de 5 à être à cet endroit pour les voir eux, les autres étaient des passants, là parce qu'ils revenaient des toilettes ou du stand de boissons, et cherchaient après qui on hurlait comme ça.
Après quelques "Johnny!" à plusieurs voix, il finit par nous entendre et nous faire signe. Wahou, déjà j'étais toute contente. Juste comme une petite fille qui a vu le Père Noël. Ce petit coucou m'aurait fait ma soirée, j'attendais pas grand-chose de plus au fond. Mais j'ai pas refusé quand c'est venu.

Par réflexe, on reste au même endroit à guetter les faits et gestes du groupe, juste au cas ou quelquechose d'extra se produirait on sait jamais. Puis aussi on se sent privilégiés juste par le fait de savoir qu'ils sont là, pas loin. A portée, même si on bouge pas.

Et puis c'est allé un peu vite ; j'ai vu une fille passer la chaine pendant que le vigile qui gardait l'entrée de l'autre côté du passage regardait pas, elle allait tout droit vers le bus et le groupe. J'étais sur le cul. Des insultes perfides et de jalousies pas dissimulés du tout ont coulé de ma bouche. Et le vigile s'en est rendu compte (un peu tard) et s'est mis à lui courir après, bien qu'elle soit déjà en train de parler avec Johnny. Le vigile revient bredouille, puis quelques très longues minutes plus tard, la fan à son tour, mais une bière à la main. Elle se laisse tomber par terre et commence à aduler la bière qu'elle porte dans ses mains, pousse des petits cris et ainsi de suite... oui Daphnée est une grande fan, je le saurai plus tard. Puis deux autres fans arrivent et se renseignent, sachant ce qu'il s'est passé elles décident d'y aller aussi quand le vigile regardera ailleurs. Quelques secondes plus tard elles se faufilent en trottinant jusqu'au bus. Et là Xavier me regarde : "alors ? on y va ?".
Grosse confusance. Lui "on a l'occasion là, on se bouge ou pas ?". "Mais j'ai rien à leur dire." "Bah juste pour une photo allez!! Vite!!" Et nous voilà nous aussi à passer la chaînette pendant que les autres nous regardent nous éloigner, et qu'on essaie de se dépêcher ; je me retourne deux secondes, je vois le vigile qui arrive en courant... J'dis "Vite, merde il arrive te retourne pas".

Scène pitoyable de deux jeunes gens traversant le plus vite possible une pelouse la tête baissée... Mais pour rien au monde je n'aurais réculé le long de cette ligne droite qui paraissait interminable, pour arriver à un lieu ... plutôt louche et inconnu. Mais je voulais absolument en être. Sinon, je l'aurais toujours regretté. Pourtant c'était rien qu'un endroit "VIP", avec un groupe que je connaissais à peine. Mais ce qui me plaisait c'était que je savais même pas ce qui allait se passer une fois là-bas ; et puis aussi, ... c'est des rock stars quoi.

... à suivre

9 avril 2007

LE ROCK DANS TOUS SES ETATS 2006 : le bonheur est dans le pré une fois l'an à Evreux (Part IV)

"Hephephep! Vous allez où comme ça ??!"
De toute évidence, on n'a pas marché assez vite. Ou on n'a pas assez baissé la tête (?). Il va pas tout faire foirer maintenant ? (Enfin non, c'est "faire son métier" qu'il cherchait à faire en fait)
Très très vite : "S'il vous plait ! On veut juste leur parler deux-trois minutes, c'est tout ! Regardez y en a d'autres qui sont passées avant nous ! On en a pas pour longtemps..." ... (vide intersidéral dans ma tête)
... "Bon ok! J'vous attends !"
Et c'est sur ces quelques mots intersidéraux (aussi) que le vigile peu zélé retourna faire preuve de sa relative vigilance près de la chaîne qui brillait par sa symbolique. Loin derrière nous.
Ca c'est fait.
Il nous restait plus qu'une quinzaine de mètres à parcourir, et pour se demander ce qu'on allait faire là-bas, au bout du compte.
Une fois devant le tour bus, les gens présents remarquent à peine notre arrivée. Un après-concert, c'est agité. Le staff discute mais je suis pas capable de savoir s'il y a des membres du groupes parmi ces gens. On voit Johnny arriver. Il discute avec les deux fans qui étaient arrivées juste avant nous. Putain de merde j'entends qu'il parle français. Et pas à moitié.
Xavier me pousse à demander une photo. Il finit par demander lui-même pour ma pomme ; Johnny voit quelqu'un avec un appareil photo, il comprend la requête. Très gentil, il prend la pose pendant que je sourie bêtement. Les deux fans veulent absolument voir le guitariste, enfin plutôt ce qu'elles croyaient être le guitariste. Elles demandent à Johnny s'il peut sortir du bus. Et comment il s'appelle aussi. Hum.
Ensuite Johnny s'absente, le portable à la main, parce "(*faible accent) j'ai un message à écouter", et il prend le large pour avoir de l'air aussi, bien entendu.

On reste comme ça quelques minutes, plantés près du tour bus. A pas trop savoir ce qu'on fait là. Tous seuls, tous les deux, à côté de gens à qui on sait pas quoi dire.
Xavier finit par me dire : "On s'en va ?" Je le comprends totalement, vu l'ardeur des quelques minutes passées... Mais je pouvais pas me résoudre à partir comme ça. Après avoir insisté, il finit par partir, seul.
Je reste.
Encore plus seule.
Et je vois Xavier partir, arriver à la chaîne, et rejoindre 8's, David et Claire qui me regardent de loin. Impossible de distinguer la tête qu'ils font, mais je devine largement que David est dingue...

Et au bout du compte je me sens complètement ridicule. J'avais voulu faire la maline et là, c'est comme si je me prenais une veste. J'étais du bon côté de la chaîne, mais il se passait rien. Vous voyez le sens le plus péjoratif du mot "groupie" ??? bah j'me sentais encore inférieure à ça. Une sale groupie sans rock star.

Pendant un quart d'heure, limite humiliée (même si personne m'avait remarquée de toutes façons), je suis restée seule, presque immobile. Presque au point d'en vouloir au groupe qui voulait pas sortir de ce foutu bus. M'enfin ils mangeaient donc bon...
J'étais vraiment sur le point de partir, parce que ça finissait par me coûter, et je prenais racine un peu aussi.

J'me souviens pas de tout, mais ça doit être en réaction à ce sentiment d'infériorité que j'ai fait un pas en avant, prenant la décision de ne pas perdre l'avantage, ni ma soirée.
La communication.
La communication...
Je suis rentrée dedans. Non pas dans le tour bus, non non, mais dans la mini-sphère tour bus. J'ai commencé à m'approcher des gens et j'ai commencé la discussion avec les deux fans. Elles ont mon âge ou presque et sont très fans. J'avoue toute honteuse que je connais à peine Razorlight.
On parle de la prog du festival, de l'édition 2005 à laquelle elles étaient allées aussi... Chose étonnante : alors que j'explique que je trouve la programmation 2006 très déséquilibrée, avec les "meilleurs" groupes le deuxième jour (Dirty Pretty Things, Art Brut, Dionysos, The Infadels et Franz Ferdinand), elles me disent qu'elles la trouvent déséquilibrée aussi, mais au contraire, les "meilleurs" groupes sont le premier jour !! L'an dernier, elles avaient adoré Tiken Jah Fakoly, Amadou&Mariam et Ska-P, et regrette la quasi-absence de reggae cette année. Ca me réjouit de savoir que j'ai tord et qu'en fait ce festival est encore mieux conçu que ce que je pensais ! Et ça me réjouit aussi de constater que les fans de Razorlight viennent de tous les horizons musicaux.

12 décembre 2006

Crash by David Cronenberg

Hey it's been a long long time mais je poste vite fait hein, comme j'ai *théoriquement* un creux de quelques minutes dans mon over-bookage, je mets un keutru que ça va vite à mettre parce que c'est déjà rédigé.

Voilà voilà, c'est donc la -mini- analyse du film Crash de 1996, et donc de Cronenberg, réalisateur douteux s'il est est haha, moi je crois que j'aime en fait mais je sais pas trop je connais pas encore assez bien (mais eXistenZ c'est bien, MARDE!).

En fait c'est plutôt un compte-rendu de séance/débat qu'une vraie analyse sincère from ma personne, parce que je crois (je suis même sûre) que j'aurais jamais eu toutes ces idées toute seule.
Bien sûr c'est mieux d'avoir vu le film pour comprendre la critique mais HEY! peut-être que ça vous donnera envie de le voir. (***ceci-dit ce film est à déconseiller aux gens qui n'aiment pas voir des gros plans de visages tordus par la jouissance... et ce qui les précèdent***)

> pour commencer : bande-annonce, et comme vous êtes sages, le son est même décalé!!

Here we go :

Crash est un film réalisé par David Cronenberg en 1996, d'après le livre de J. G. Ballard. Après avoir écouté le débat, nous pouvons dégager une problématique pour ce film, c'est-à-dire comment raconter une histoire à partir d'une combinatoire ?

En effet le point central de ce film est la démonstration d'une obsession parmi tant d'autres : celle du sexe lié aux voitures. De là le réalisateur va créer un triangle amoureux homme/femme/voiture, et épuiser tous les possibles de ces relations. La voiture est ici présente dans sa forme anthropomorphe, car porteuse de tous les fantasmes et obsessions que la société lui a attribués, et l'homme est dans sa forme mécanique, tel une voiture accidentée, car son corps est toujours blessé, usé, réparé. On retrouve d'ailleurs ici un thème cher à Cronenberg qui est l'aspect futuriste et mutant du corps humain, comme dans la Mouche en 1986 et dans eXistenZ qu'il réalisera deux ans plus tard. Le personnage de Catherine semble d'ailleurs avoir un problème avec le futur quand on la voit décoller par petits morceaux de manière mécanique la vignette 1996-1997 de sa voiture.

Chaque personnage, homme ou femme, fait l'amour dans une voiture avec chaque autre personnage. C'est ce noeud relationnel qui est le véritable sujet du film et non comme il essait de le faire croire "the reshapping of the human body by modern technology", projet élaboré par le personnage de Vaughan, photographe médical obnubilé par les accidents de voitures.

James Ballard (James Spader) et Vaughan (Elias Koteas)

Cette énumération des possibles est aidée par une trame narrative très faible, laissant libre cours aux différentes combinaisons. L'histoire ne s'éloigne jamais trop loin de son sujet central ; il préfère développer tous les possibles et éviter prudemment tous les chemins où le film pourrait s'égarer. On abandonne par exemple très vite la mystérieuse suspicion de la police envers Vaughan concernant la mort, probablement criminelle, d'un piéton. On ne s'étend pas non plus dans le milieu de l'aviation, comme aurait pu le suggérer la toute première scène.

On peut noter la présence de la réplique "maybe the next one baby, maybe the next one", dite par James et Catherine, au début mais aussi à la fin, ce qui nous fait comprendre que même à la fin du film, on n'a rien appris de plus qu'une énumération.


Catherine Ballard (Deborah Kara Unger)

Tout ce qui pourrait gêner le déroulement des combinaisons est éloigné, d'où le côté planant, irréaliste du film. Le monde extérieur aux trois éléments et à leurs rencontres n'intervient jamais ; la police n'intervient qu'anecdotiquement après la simulation de l'accident de James Dean mais n'interrompt réellement rien. Il est d'ailleurs très étonnant que les cascadeurs ressortent indemnes de cette simulation si réaliste du fameux accident mortel.
Une autre scène surréaliste est celle où James, Vaughan et Catherine s'arrêtent sur l'autoroute pour "admirer" le lieu d'un accident de la route. Ici non plus la police ne leur interdit pas l'accès, mais le plus singulier est l'immobilité ou l'extrême lenteur des personnages de la scène, justement tel un "work of art" comme le dit Vaughan, ils sont immobiles comme représentés sur une peinture. Comme à côté d'un monument, Catherine pose à côté de la voiture retournée.

Tout ceci participe au côté fantasmagorique et "hors du réel" du film, qui ne s'égare pas dans un souci de réalisme mais se tient simplement à développer son sujet central : ces combinaisons.

Pour aider cette idée d'énumération, le film a un rythme constant et lent (ce qui pourrait paraître étonnant pour un film dont un des thèmes principal est l'accident de voiture). Les silences sont nombreux et la musique d'Howard Shore est insistante, froide et métallique. Les scènes de sexe sont souvent filmées de façon esthétique, ne sont jamais trop osées et ne sont jamais excessives. Ils n'atteignent justement jamais le point culminant qu'est la jouissance, et s'en remettent toujours à plus tard ("maybe the next one baby, maybe the next one").

Cette idée d'énumération constante est en fait condensée dans les quelques répliques d'une des scènes ; celle où James demande à Helen de finir son histoire, et quand elle continue de lui raconter, nous nous rendons compte que son "histoire" n'était en fait qu'une énumération de ses aventures avec des hommes. Comme le film dans son ensemble, l'histoire est réduite à une liste, à une simple suite d'évènements.


James Ballard et Helen (Holly Hunter)

Toujours d'après son triangle amoureux homme/femme/voiture, après un homme avec une femme dans une voiture, Cronenberg montre une autre facette des combinaisons possibles : il montre que l'accident est l'acte sexuel, autrement dit que la voiture dans sa forme anthropomorphique est poussée à son paroxisme et qu'elle est directement associée à l'osmose de l'homme avec la femme.

L'accident provoque alors une excitation ; on peut clairement le voir quand James et Helen manquent d'avoir un second accident et qu'ils décident, quelques secondes après avoir miraculeusement retrouvé la route, de se trouver un endroit tranquille. De la même manière, quand Vaughan poursuit Catherine en voiture en cherchant l'accident, il est guidé par un désir sexuel, cherche en même temps à lui faire l'amour, jusqu'à ce que James assistant à la poursuite parvienne à le stopper et à protéger sa femme. Il est d'ailleurs essentiel de préciser que si le personnage de Vaughan est aussi attirant (autant désiré par les femmes que par les hommes), c'est uniquement grâce à son corps "accidenté", boursouflé de cicatrices, jusqu'au visage criblé de balafres. Gabrielle en est aussi un exemple flagrant car les longues plaie cicatrisées qu'elle a aux cuisses font ostensiblement penser à des sexes féminins.


Les cicatrice de Gabrielle (Rosanna Arquette)

Une autre démonstration de cette assimilation accident de voiture/acte sexuel est la scène dans le salon (probablement) de Vaughan. Ils regardent alors tous une vidéo sur les essais automobiles, avec des simulations de crash de voitures. On les voit alors complètement absorbés par ces images de violence. Ces "simulations" d'accident sont complètement comparables ici à un film pornographique, un fake. Les crash sont reproduits, comme le sexe est joué, recréé intentionnellement dans le cinéma porno. Tous ont le regard rivé vers l'écran ; quand la bande de la cassette vidéo se bloque, la pression est palpable, et laisse place à la frustation, particulièrement chez Helen, totalement inassouvie, qui veut à tout prix faire redémarrer la cassette. Quand la vidéo se remet enfin en marche, tous sont soulagés, ressentent à nouveau de fortes pulsions sexuelles (s'entre-caressent même). Comme le précise la réplique d'Helen, "I'm alright now", elle retrouve le plaisir grâce à la cassette.

Il est alors logique de constater que James, ayant peur des voitures après son accident, demeure voyeur pendant une grande partie du film. Il dit lui-même "I couldn't face the traffic". Il ne fait plus beaucoup l'amour et se contente de regarder les autres, principalement Vaughan. Dans la dernière scène enfin il cherche l'accident plus ou moins au hasard tout d'abord, pour ensuite se focaliser sur la voiture de Catherine, devenue réticente à ces jeux depuis son expérience avec Vaughan. Il réussit enfin à accidenter la voiture de sa compagne, sans trop se soucier de sa survie, et lui fait l'amour alors qu'elle est encore dans les décombres, ensanglantée. Acceptant à contre-coeur l'acte en lui disant "I'm alright, I think I'm alright", elle laisse le frénétique James assouvir son obsession, alors qu'il clôt le film avec un très amer "maybe the next one baby, maybe the next one".


Catherine et James

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21 octobre 2006

Thames Festival : Carnaval Nocturne, 17 Septembre 2006

& (from this one)


(from this one)

(from )

(from this one)

28 septembre 2006

Devinette

Attention je préviens, c'est dûr...

Si vous vous faites chier à faire deux ou trois recherches ça devrait aller, mais sinon, faut connaitre les petits secrets de stars (mouhaha)...

Quel est le rapport entre cette chanson et ce clip ???

****

Gros indice : ce qui n'apparait que deux fois dans la chanson est fil rouge dans le clip...
(Père Fourras oui c'est mouass)
(et aussi j'avais oublié, dans le clip j'crois qu'il y a aussi l'acteur qui joue Sawyer dans Lost, mais ça j'attends confirmation uhu)

20 septembre 2006

Encore des photos bizarres ...

... comme si y en avait pas assez. Toujours à lutter avec mon zoom aléatoire.

clicky clicky [larger size]

clicky clicky [larger size]


Comme vous pouvez le constater, je suis de retour de Londres, certes, mais les poches remplites de photos !
Mais l'abondace c'est pas la qualitey. Alors il va falloir que je fasse un énooorme tri sélectif. Ce qui peut prendre du temps. Comme si vous vous en étiez pas déjà rendus compte que chez moi à peu près tout prend du temps.

Donc hop teasers !


13 septembre 2006

C'est tout ce que j'ai trouvé

Ces derniers jours, euh que dis-je ? ... ces dernières semaines, Dieu que dis-je ?, ... ces derniers mois, j'ai été surtout dans ma maison.
Je ne m'en plains pas, bande de rétracteurs de casannières ! Mais juste, j'ai pas eu beaucoup de choses à photographier. Je crois que j'ai fait le tour des choses potentiellement photogéniques dans mon voisinage, même si y aurait encore à fouiner je pense.
Mais là j'étais attelée (hum le mot est très fort) aux tâches ménagères.
Donc c'est là que j'ai pris des photos.
Plus précisément, je me suis battue avec mon appareil pas très pro pour réussir des gros plans... Donc j'ai râté les 3/4 des gros plans, mais quelques-uns ont survécu à mon tri purgatoire implacable. Niarf.
Donc des choses... que j'ai trouvées :

Ah oui.
Ce week-end j'ai parcouru plusieurs milliers de kilomètres.
Ou plutôt le nombre de kilomètres nécessaire à un bond d'un siècle en arrière.
En effet je suis allée au Festival International des Orgues de Barbarie et des Musiques Mécaniques à Pavilly.

Me demandez même pas.

Je me suis sentie un peu seule. Enfin jeune quoi.
Je connaissais quasiment aucune chanson... y avait du Piaf et du Fernandel dans leurs réserves de livrets pour orgues mais ils en ont pas joué...

(très très effrayant, en plus en vrai il bouge les yeux et ses sourcils tressautent... ça fout les boules quand il tourne la tête vers toi) (mais c'est pour ça que je l'aime)

8 septembre 2006

Mes Androgynes à moi

Comme vous le voyez je me suis un peu lâchée sur la bannière là. Mais ça faisait longtemps que j'avais touché à mon logiciel chéri sur lequel je passe des heures.
Alors du coup j'ai passé des heures sur ma bannière.
D'ailleurs on sait jamais, si vous voulez me faire de la pub, prenez ça ! Ah ah.

A part ça donc, j'ai décidé de garnir mon site (oui je sais j'le dis tout le temps). Parce que la bannière là ça fait un peu publicité mensongère.


Donc j'attaque avec une des choses dont je suis le plus fière : mon travail sur le corps androgyne.

A l'origine ça partait d'un sujet au programme de terminale : corps mutant/corps hybride.
Après moultes réflexions, j'ai atterri sur le mélange homme/femme. Ouais tout un programme.
Pondons une feuille demi-grand aigle là-dessus, avec une planche documentaire, et la planche de croquis/recherches qui va bien.

Donc des recherches j'en ai faites, et moi j'vous dis qu'un corps androgyne, c'est pas évident à dessiner. En voilà un ; dûr dûr de doser la féminité et la masculinité pour confondre les genres...



Et après je me suis attaquée à l'infographie, qui me paraissait plus appropriée pour ce sujet (pis ça tombe bien c'était obligatoire pour le bac). Et j'ai fait réquisition dans mon ordi de toutes les photos possibles et imaginables pour faire des corps...
Ma toute première fois !! :


(pour l'anecdote de haut en bas : il y a Marilyn Monroe, une mannequin inconnue, Jonathan Rhys-Meyers, Nicole Kidman, Rufus Wainwright, Stephen Dorff, le chanteur de Cheap trick, un Kinks, et juste en dessous un autre Kinks en la personne de Dave Davis, Robert Pattinson, David Bowie, le guitariste de Cheap Trick, et tout ça sur une base de Brigitte Bardot, mais la pauvre est recouverte)


Mon deuxième... :


(Ewan McGregor, Jonathan Rhys-Meyers, Mylène Farmer, Jake Shears des Scissors, Natalie Mendoza AKA la China Doll du Moulin, re-Jake Shears, le Chocolat du Moulin aussi, re-re-Jake Shears, Jude Law, Ewan McGregor, David Bowie, Dave Davis, Katherine Moening, Stephen Dorff et Serge Gainsbourg)


Mon troisième et préféré... ensemble de corps. Malheureusement Photobucket l'a mangé, normalement il est deux fois plus grand que ça :


(une mannequin inconnue, une des Supremes, Lou Reed, Iggy Pop, Marilyn Monroe, Jonathan Rhys-Meyers, Jamie Bell, Gwen Stefani, Robert Pattinson, Ewan McGregor, un membre de My Chemical Romance, Sylvie Vartan, Josh Hartnett, sur une base d'une photo de mode des années 60 avec des mannequins anonymes)


Et ensuite j'ai attaqué le plus difficile... Enfin je pensais, mais c'était pas plus dûr que les corps en fait. Bref, j'ai fait des visages androgynes, plus ou moins fluides ; c'est-à-dire que j'ai rendu les cicatrices plus ou moins visibles !
Parfois ça devient effrayant je sais, c'est même un des chemins que j'ai voulu emprunter plus sérieusement, mais ça faisait passer un message bizarre à propos de l'androgynie.


(sur une très large base d'une photo de Gerard Way de My Chemical Romance par Andrew Kendall, avec du Jonathan Rhys-Meyers, de la mannequin inconnue et de la Claire Danes)


(sur une base d'une photo de Stephen Dorff, avec une demie-face de Renée Zellweger, une autre demie-face d'une spectatrice anonyme d'un concert des Stones de 1969, et une large dentition de Marilyn je crois, mais je suis plus sûre honnêtement, et je crois que les lèvres viennent de quelqu'un d'autre aussi O_o)


(sur une belle base d'une photo de Jonathan Rhys-Meyers, un oeil retouché d'Ewan McGregor avec la bouche de Kate Winslet)

Ma préférée chérie que j'aime, mon Prince :


(sur, bien sûr, la base d'une photo de Marilyn Monroe, il y a un oeil de Joaquin Phoenix, l'autre chevelu est à Gerard Way, et enfin l'ensemble bouche/menton appartient Jude Law)

Et enfin, vers 6h du matin, quelques heures avant mon oral du bac qui était vers 10h du matin, après une nuit entière de dessin/peinture/impression/collage/barbouillage... J'ai créé une planche remplie de symboliques affriolantes et hyper-capillotractées. L'ensemble est hideux donc, c'est pourquoi j'ai pas eu envie de la prendre en photo ni rien.
Les éléments un par un sont biens, mais l'unité que j'en ai faite est affreuse.... Enfin mon examinateur a apprécié ce que j'ai fait à l'ordinateur mais... "y en a pas assez !"
...

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